La généralisation des drones a transformé les inspections techniques dans de nombreux secteurs professionnels. L’accès à des images haute résolution et aux trajectoires précises accélère le diagnostic et réduit les coûts.
Ce texte éclaire le cadre réglementaire et détaille une méthode pratique pour établir un plan de vol d’inspection. La suite propose une synthèse opérationnelle et conduit directement vers A retenir :
A retenir :
- Enregistrement AlphaTango obligatoire pour drones supérieurs à 250 grammes
- Classes CE C0 à C4, limitations selon fabricants et usage
- Catégories EASA ouverte, spécifique et certifiée, seuils de risque
- Formations A1/A3, certificat A2 et CATT pour opérations réglementées
Catégories EASA et règles DGAC pour inspections par drone
Après avoir listé les éléments clés, la classification EASA précise les limites d’exploitation selon le risque opérationnel. Cette lecture guide le choix du matériel et du scénario de vol pour une inspection technique réussie, en milieu urbain ou rural.
Selon EASA, la catégorie ouverte reste la plus fréquente pour les vols à faible risque et impose le maintien en vue directe. Ces catégories conditionnent ensuite l’enregistrement et les compétences requises pour l’exploitant.
Points réglementaires clés :
- Distances minimales par rapport aux personnes et aux foules
- Hauteur maximale de vol fixée généralement à 120 mètres
- Obligation de maintien en vue directe du drone (VLOS)
- Scénarios STS pour opérations répétitives et standards
Classification des opérations : ouverte, spécifique, certifiée
Cette sous-partie relie la catégorisation au choix opérationnel pour chaque mission d’inspection. La catégorie ouverte couvre A1, A2 et A3 avec des exigences variables selon l’approche près des personnes.
Selon EASA, la catégorie spécifique demande une évaluation du risque ou une autorisation DGAC via SORA ou STS. L’opération certifiée concerne les activités à très haut risque, souvent soumises à certification type.
Catégorie
Niveau de risque
Usage typique
Exigences
Ouverte
Faible
Photographie et inspection légère
Attestation A1/A3, VLOS, plafond 120 m
Spécifique
Modéré
Inspection urbaine et BVLOS encadré
Autorisation DGAC, SORA ou STS requis
Certifiée
Élevé
Transports et missions critiques
Certification type et pilotes certifiés
STS nationaux
Variable
Procédures standardisées nationales
Conformité aux exigences nationales
Exemples constructeurs opérateurs :
- Parrot, plateformes légères pour inspections visuelles
- Delair, solutions industrielles pour cartographie et suivi
- Azur Drones, systèmes pour surveillance et U-Space
- Drone Volt, plateformes modulaires pour missions techniques
« La classification m’a aidé à choisir le matériel adapté pour des façades difficiles d’accès. »
Pierre G.
Enregistrement AlphaTango et obligations françaises pour inspections
Enchaînement logique après la catégorisation, l’enregistrement devient incontournable pour la conformité administrative en France. La majorité des exploitants doivent enregistrer leurs appareils sur la plateforme AlphaTango pour respecter la réglementation nationale.
Selon DGAC, tout exploitant de drone supérieur à 250 grammes ou équipé d’une caméra doit obtenir un numéro FRA et afficher l’identifiant sur l’appareil. Les seuils de poids influencent aussi l’obligation de signalement électronique pour les appareils lourds.
Formalités administratives clés :
- Inscription exploitant sur AlphaTango et obtention du FRA
- Marquage UAS-FR pour drones supérieurs à 800 grammes
- Activation d’une balise électronique pour certains appareils lourds
- Mise à jour des enregistrements en cas de cession ou perte
Seuils de poids, identifiants FRA et UAS-FR
Cette partie précise les conséquences pratiques des seuils de masse sur l’enregistrement et le marquage des appareils. Les obligations varient selon que l’appareil dépasse 250 grammes ou 800 grammes pour le marquage spécifique.
Seuil poids
Obligation en France
Identifiant attribué
Signalement électronique
<250 g sans caméra
Pas d’enregistrement requis
Aucun
Non exigé
>250 g ou avec caméra
Enregistrement exploitant obligatoire
FRAxxxxxxxxxxxxx
Possible selon appareil
>800 g
Enregistrement drone et marquage UAS-FR
UAS-FR-xxxxxx
Balise électronique souvent requise
>900 g zones militaires
Notification spécifique requise
UAS-FR + déclaration
Coordination avec autorités
Formalités administratives et signalement électronique
Ce point traite des démarches à accomplir avant chaque mission sur le territoire national français. Il faut préparer les documents d’exploitation, l’assurance et les preuves de formation à présenter en cas de contrôle.
Selon AlphaTango, la déclaration préalable peut être requise pour certaines opérations et il est conseillé d’anticiper ces démarches au moins cinq jours ouvrés. Avoir tous les éléments à portée réduit le risque d’imprévu administratif.
« J’ai enregistré mes trois appareils sur AlphaTango et reçu les codes FRA rapidement. »
Alice B.
Certificats et formations pour inspections par drone en France
Ce passage s’appuie sur les obligations d’enregistrement pour détailler les qualifications attendues des télépilotes. Les attestations A1/A3 et le certificat A2 restent indispensables pour les opérations courantes en catégorie ouverte.
Selon DGAC, la formation A1/A3 inclut un QCM de quarante questions et exige un seuil de réussite pour l’attestation. Le CATT constitue la base théorique pour accéder à la catégorie spécifique et soutenir les dossiers SORA ou STS.
Formations et validité essentielles :
- A1/A3 en ligne, QCM 40 questions, attestation valide cinq ans
- Certificat A2 avec examen théorique et pratique encadrée
- CATT pour catégorie spécifique, examen en centre agréé DGAC
- Formations pratiques chez opérateurs agréés pour scénarios complexes
Formation A1/A3, A2 et attestations pratiques
Cette section lie directement les attestations aux possibilités d’exploitation sur le terrain et aux limitations de chaque catégorie. La validité des attestations et la nécessité d’une mise à jour régulière structurent la gestion des compétences de l’exploitant.
Selon AlphaTango, l’attestation A1/A3 est délivrée après réussite du QCM et conserve une validité, ce qui impose un suivi administratif. Les centres agréés assurent la partie pratique nécessaire pour le certificat A2.
Formation
Contenu principal
Examen
Validité
A1/A3
Module en ligne et QCM
QCM 40 questions, seuil de réussite
Attestation valable cinq ans
A2
Théorie renforcée et pratique
Examen théorique et mise en situation
Mise à jour recommandée
CATT
Formation théorique pour catégorie spécifique
Examen en centre DGAC
Condition d’accès aux STS
Formation pratique
Missions encadrées en centre agréé
Évaluation pratique
Selon scénario opérationnel
CATT et exigences pour opérations en catégorie spécifique
Le CATT relie la théorie réglementaire aux scénarios réels pour sécuriser les inspections techniques à risque. Son obtention facilite la constitution de dossiers SORA et l’accès aux STS harmonisés au niveau européen.
Selon EASA, les STS standardisent certaines procédures et réduisent la charge démonstrative pour des opérations répétitives. La conformité aux exigences pratiques rassure les donneurs d’ordre et simplifie l’autorisation DGAC.
« Le module A1/A3 m’a apporté confiance pour mes missions de surveillance de toitures. »
Marc L.
« La CATT reste la norme pour les opérations risquées, indispensable pour clients exigeants. »
Sophie R.
Source : EASA, « Portail drones », easa.europa.eu, 2019 ; DGAC, « Drones loisir et professionnel », ecologie.gouv.fr, 2023 ; DGAC, « AlphaTango », alphatango.aviation-civile.gouv.fr, 2025.