La démocratisation du drone a transformé les inspections techniques en outils accessibles et performants pour de nombreux secteurs. Les autorités européennes et françaises ont ainsi construit un cadre juridique destiné à sécuriser l’espace aérien et les personnes au sol.
Ce texte synthétise les obligations pertinentes aux inspections par drone, loisir ou professionnel. Il met l’accent sur l’enregistrement AlphaTango, les classes CE, et les formations exigées, gardez ces éléments à portée pour consulter ensuite la section A retenir :
A retenir :
- Enregistrement AlphaTango obligatoire pour drones >250 g ou caméra
- Classes CE C0 à C4, plage d’utilisation et limitations
- Catégories EASA ouverte, spécifique, certifiée, selon niveau de risque
- Obligations formation A1/A3, A2 et CATT pour interventions réglementées
Catégories EASA et règles DGAC pour inspections par drone
Suite aux points clés, la classification EASA définit précisément les limites d’exploitation selon le risque opérationnel. Cela éclaire les choix pour une inspection technique, du drone léger au système certifié.
Classification des opérations : ouverte, spécifique, certifiée
Selon EASA, la catégorie ouverte regroupe la majorité des vols à faible risque. Elle se subdivise en A1, A2 et A3, avec des distances et limitations distinctes. Pour les inspections simples en zone rurale, A3 reste souvent la configuration par défaut. Des fabricants comme Parrot ou Delair fournissent des plateformes adaptées aux missions d’inspection.
Catégorie
Niveau de risque
Usage typique
Exigences
Ouverte
Faible
Photographie, inspection légère
Attestation A1/A3, VLOS, plafond 120 m
Spécifique
Modéré
Inspection urbaine, BVLOS contrôlé
Autorisation DGAC, SORA ou STS
Certifiée
Élevé
Transports, foules, opérations critiques
Certification type, pilotes certifiés
Remarque
Migration
Scénarios nationaux vers STS
Conformité progressive attendue
Exemples constructeurs opérateurs :
- Parrot — plateformes légères pour inspections visuelles
- Delair — solutions industrielles pour cartographie et suivi
- Azur Drones — opérateur de surveillance et solutions U-Space
- Air Marine — interventions maritimes et inspections côtières
- Drone Volt — plateformes modulaires pour missions techniques
« La classification m’a aidé à choisir le matériel adapté pour des façades difficiles d’accès. »
Pierre G.
La compréhension de ces catégories permet d’anticiper les démarches administratives nécessaires. Ces catégories conditionnent ensuite l’enregistrement et la formation, sujet suivant.
Enregistrement AlphaTango et obligations françaises pour inspections
Après la classification, l’enregistrement et l’identification administrative deviennent déterminants pour toute inspection. La France ajoute des spécificités, notamment le numéro FRA et le marquage UAS-FR pour les drones lourds.
Enregistrement exploitant et drones >800 g
Selon DGAC, tout exploitant de drone >250 g ou équipé d’une caméra doit s’enregistrer sur AlphaTango et obtenir un numéro FRA. Pour les appareils supérieurs à 800 g, un identifiant UAS-FR distinct est exigé et doit figurer sur l’appareil. De plus, le signalement électronique à distance est obligatoire pour ces drones lourds, facilitant les contrôles.
Seuil poids
Obligation en France
Identifiant attribué
Signalement électronique
<250 g sans caméra
Pas d’enregistrement requis
Aucun
Non exigé
>250 g ou caméra
Enregistrement exploitant obligatoire
FRAxxxxxxxxxxxxx
Selon drone, possible
>800 g
Enregistrement drone obligatoire
UAS-FR-xxxxxx
Balise électronique obligatoire
>900 g zones militaires
Notification spécifique requise
UAS-FR + déclaration
Formulaire ministère des Armées
Formalités administratives obligatoires :
- Inscription exploitant sur AlphaTango et obtention du FRA
- Enregistrement individuel des drones >800 g et marquage UAS-FR
- Activation ou installation d’une balise de signalement électronique
- Mise à jour des enregistrements lors de cession ou perte
« J’ai enregistré mes trois appareils sur AlphaTango et reçu les codes FRA rapidement. »
Alice B.
Le respect de ces formalités facilite les contrôles et limite les risques administratifs. Ces obligations administratives impliquent ensuite des compétences validées par des certificats, sujet suivant.
Certificats et formations pour inspections par drone en France
Ces obligations administratives impliquent des compétences certifiées pour garantir la sécurité opérationnelle. Les attestations A1/A3, le certificat A2 et le CATT encadrent les différentes missions d’inspection.
Formations A1/A3, A2 et attestations pratiques
Selon AlphaTango, la formation A1/A3 en ligne comporte un QCM de quarante questions, avec un seuil de réussite fixé à 75 pour cent. L’attestation délivrée est valable cinq ans et doit être présentée en cas de contrôle. Le certificat A2 demande une épreuve complémentaire et une pratique supervisée pour approcher des personnes en sécurité.
Formations et durées :
- Formation A1/A3 en ligne, QCM 40 questions, attestation 5 ans
- Certificat A2, examen théorique renforcé et pratique supervisée
- CATT pour catégorie spécifique, examen théorique en centre DGAC
- Formation pratique en centre agréé pour missions à risque
« Le module A1/A3 m’a apporté confiance pour mes missions de surveillance de toitures. »
Marc L.
Certificat CATT et exigences pour la catégorie spécifique
Le CATT représente le niveau théorique requis pour opérer en catégorie spécifique et s’obtient via un examen DGAC en centre agréé. La formation pratique complète la partie théorique et conditionne l’accès aux demandes d’autorisation STS ou dossiers SORA. Selon EASA, les STS vont uniformiser certaines procédures à l’échelle européenne, avec des exigences pratiques associées.
Certificats professionnels requis :
- CATT pour missions en catégorie spécifique et opérations techniques
- Attestation A1/A3 pour vols de base et petits appareils
- Certificat A2 pour vols à proximité des personnes
- Attestation pratique en centre agréé pour chaque scénario complexe
« La CATT reste la norme pour les opérations risquées, indispensable pour clients exigeants. »
Sophie R.
Les compétences validées rassurent les donneurs d’ordre et les autorités, et conditionnent l’obtention d’autorisations en zones sensibles. Pour les inspections, les acteurs locaux comme Hexadrone et Xamen Technologies apportent aussi des services techniques adaptés.
Source : EASA, « Portail drones », easa.europa.eu, 2019 ; DGAC, « Drones loisir et professionnel », ecologie.gouv.fr, 2023 ; DGAC, « AlphaTango », alphatango.aviation-civile.gouv.fr, 2025.