La réglementation encadre strictement l’usage des drones pour l’inspection technique et les activités de loisir, avec des exigences variables selon la mission. Les obligations incluent souvent une formation, une immatriculation et un document prouvant la compétence du pilote.
Selon la DGAC, la nature du diplôme dépend de la catégorie de vol, du poids et des capacités techniques de l’appareil, comme le montrent les scénarios Open et Specific. Cette présentation synthétique conduit naturellement aux éléments clés ci‑dessous
A retenir :
- Cadre réglementaire précis pour les drones civils professionnels
- Différences claires entre usages de loisir et usages professionnels
- Obligations d’enregistrement et diplômes selon catégories et classes
- Distances minimales et règles spécifiques pour survol des personnes
Diplômes obligatoires pour inspections par drone en France
Suite aux points essentiels, il convient d’identifier les diplômes imposés pour les missions d’inspection, selon la réglementation en vigueur. Selon la DGAC, les attestations et certificats varient fortement entre la catégorie ouverte et la catégorie spécifique, influençant la conformité des opérations.
Pour les vols de faible risque en catégorie Open, l’attestation Open A1/A3 et le BAPD pour A2 restent fréquents et nécessaires selon les cas. Cette précision aide à préparer l’inscription aux examens et la suite des adaptations réglementaires vers la catégorie spécifique.
Diplôme, questions d’examen, durée et coût résumés ci‑dessous, utiles pour choisir la formation la plus adaptée. Les données suivantes reflètent les modalités en vigueur et facilitent la préparation administrative et pratique.
Diplôme
Questions
Durée maximale
Coût
Validité
Open A1/A3 (attestation)
40 QCM
Pas de limite de temps
Gratuit
5 ans
Open A2 (BAPD)
30 QCM
1 heure
30 €
5 ans
CATT
60 QCM
1 h 30
30 €
Jusqu’au 31/12/2025
CATS
40 QCM
1 heure
30 €
5 ans
Intégrer les obligations administratives reste essentiel pour un vol légal, notamment l’immatriculation sur AlphaTango pour certains appareils dotés de caméra. Selon AlphaTango, le téléchargement des titres de télépilote se fait via l’onglet « Mes titres de télépilote ».
À noter pour les acteurs de l’inspection : le choix du diplôme conditionne l’accès aux zones peuplées et aux opérations hors vue directe. La préparation à l’examen permet d’anticiper l’évolution vers les certifications européennes.
Liste des exigences administratives :
- Inscription sur AlphaTango pour exploitant si caméra
- Attestation A1/A3 pour vols en A1 et A3
- BAPD requis pour vols en sous‑catégorie A2
- Formation pratique pour CATT et CATS selon scénario
Examens de la catégorie Open et modalités pratiques
Ce point détaille l’accès aux examens Open et les conditions pratiques pour les candidats, en lien direct avec les obligations vues précédemment. Selon la DGAC, l’Open A1/A3 est accessible dès 14 ans et téléchargeable depuis AlphaTango après réussite de l’examen.
L’examen A1/A3 comprend 40 questions en QCM, sans durée limitée, avec un seuil de réussite fixé à 75 pour cent. Pour l’A2, l’épreuve additionnelle de 30 questions se passe sous surveillance et nécessite un paiement d’inscription.
« J’ai passé l’A1/A3 en ligne et l’attestation m’a permis d’élargir immédiatement mes missions de repérage extérieur. »
Alex D.
Cas pratiques pour l’A2 et réduction de distances
Ce paragraphe traite des conditions techniques permettant de réduire la distance de sécurité en A2, en prolongement des modalités d’examen. Selon Drone Actu, la distance de 30 mètres peut être réduite à 5 mètres grâce à une fonction basse vitesse active sur l’appareil.
Points techniques A2 :
- Présence d’une fonction basse vitesse nécessaire pour réduction
- Maintien d’une ligne de vue avec le drone obligatoire
- Auto‑formation pratique complémentaire recommandée
- Enregistrement de l’exploitant exigé selon poids
Choisir entre CATT, CATS et équivalences pour inspections
Enchaînement logique après l’Open : il faut comparer le CATT et le CATS pour les opérations plus risquées ou européennes. Selon la DGAC, le CATS remplace progressivement le CATT, et il devient la référence pour les scénarios STS‑01 et STS‑02.
Le CATT reste valable jusqu’à fin 2025 pour les scénarios nationaux, mais le CATS assurera l’harmonisation européenne à partir de 2024. Cette perspective impose aux opérateurs de s’orienter vers le CATS pour pérenniser leurs activités au‑delà de 2025.
Comparaison opérationnelle :
- CATT pour scénarios S1/S2/S3 jusqu’à fin 2025
- CATS requis pour STS‑01/STS‑02 à partir de 2024
- Formation pratique requise pour validation des certificats
- Conversion possible pour titulaires éligibles sous conditions
Certificat
Scénarios
Âge minimum
Examen
Validité
CATT
S1, S2, S3 (nationaux)
16 ans
60 QCM, 1h30, centre DGAC
Jusqu’au 31/12/2025
CATS
STS‑01, STS‑02 (européens)
16 ans
40 QCM, 1h, centre DGAC
5 ans
BAPD (par conversion)
A1/A2/A3
14 ans
Conversion via AlphaTango
Jusqu’au 31/12/2025 pour certains cas
Attestation Open A1/A3
A1 et A3
14 ans
40 QCM en ligne
5 ans
Un parcours conseillé consiste à obtenir d’abord l’attestation Open, puis le BAPD, enfin le CATS pour les inspections complexes. Cette feuille de route protège l’activité professionnelle et facilite la conformité européenne.
Intitulé des choix pratiques :
- Débuter par Open pour couvrir vols de base
- Poursuivre par BAPD pour vols proches des personnes
- Se former au CATS pour opérations hors vue directe
- Vérifier les conversions disponibles sur AlphaTango
Conversion et validité des titres pour opérateurs
Ce point examine la conversion des anciens certificats et leur validité limitée dans le temps, établi en relation directe avec la montée en puissance du CATS. Selon AlphaTango, certains titulaires du CATT peuvent obtenir un BAPD par conversion sous conditions précises.
« J’ai converti mon CATT en BAPD via AlphaTango et reçu un document avec QRcode instantanément. »
Marie L.
Il reste crucial de surveiller les échéances, car les certificats obtenus par conversion peuvent expirer avant 2026, obligeant à repasser des examens. La préparation actuelle anticipe la bascule complète vers le cadre européen et évite des interruptions d’activité.
Bonnes pratiques opérationnelles pour l’inspection par drone
Après les choix de diplômes, les bonnes pratiques opérationnelles garantissent la sécurité et la conformité des missions d’inspection. Selon Drone Actu, la préparation de vol inclut vérification météo, plan de vol, et contrôle matériel avant décollage.
La conformité implique également le respect des zonages définis par la DGAC, la limitation d’altitude et l’évitement des sites sensibles comme certains aéroports. Cette rigueur opérationnelle protège l’opérateur et les tiers pendant l’inspection.
Check‑list pré‑vol :
- Vérification météo et plan de vol validé
- Contrôle des systèmes embarqués et des batteries
- Consultation de la carte DGAC pour zones interdites
- Archivage des données et rapport post‑vol
Les industriels font souvent appel à différents constructeurs pour adapter leur flotte aux besoins d’inspection, en combinant modèles robustes et capteurs adaptés. Les marques comme DJI, Parrot et Delair figurent parmi les choix courants, tandis que logiciels comme Pix4D servent au traitement des images.
« L’usage combiné de drones et d’un logiciel de photogrammétrie a réduit nos délais d’inspection de façon tangible. »
Paul G.
Équipement et fournisseurs recommandés :
- Châssis et capteurs de marques reconnues (DJI, Parrot)
- Logiciels de traitement comme Pix4D ou Gatewing
- Fournisseurs de services comme Drone Volt ou ABOT
- Support opérationnel par Aeroports de Paris pour zones aéroportuaires
Finalement, la formation pratique reste le pilier d’une inspection réussie et conforme, avec des retours d’expérience utiles pour améliorer les procédures. Le respect des règles DGAC et la collaboration avec des acteurs comme Heliceo ou ABOT renforcent la sécurité opérationnelle.
« Notre prestataire a assuré la conformité réglementaire et la qualité des livrables lors d’une inspection complexe. »
Équipe I.
Rappel pratique :
- Planifier, documenter, et archiver chaque mission d’inspection
- Maintenir les titres à jour et suivre les échéances
- Collaborer avec opérateurs expérimentés pour zones sensibles
- Utiliser outils fiables pour traitement et restitution
Source : DGAC, « Réglementation drones et examens », DGAC, 2024 ; AlphaTango, « Portail télépilote », DGAC, 2024 ; Drone Actu, « Réglementation et pratiques d’inspection », Drone Actu, 2024.